Juin 2014 : Assemblée générale : Le point sur les actions et les finances

P1040006L’ADPSE a tenu son assemblée générale mardi 03 juin. L’occasion de retracer l’activité durant l’année 2013. Outre le suivi du dossier juridique Hambregie (avec 13 échanges de mémoires !), l’ADPSE a participé au débat sur la transition énergétique, organisé une conférence sur l’eau et également participé à des actions pour le maintien de la ligne ferroviaire Sarreguemines-Bitche.

Un point financier a également été fait. Malgré le règlement d’honoraires d’avocat, la trésorerie affichait fin 2013 un solde positif de plus de 4 600 €. Les dons et cotisations ainsi que les différentes rentrées issues de manifestations comme le dîner dansant, permettent à l’association d’envisager sereinement son avenir. Il faudra effectivement être en capacité de réagir si l’action contre Hambregie devait aboutir devant le Conseil d’Etat, mais aussi pouvoir engager d’autres actions dans différents domaines liés à la protection de l’environnement sur le secteur de Sarreguemines et environs.

Concernant le dossier Hambregie, une nouvelle date de clôture de l’instruction vient d’être annoncée par la Cour Administrative d’Appel de Nancy : ce sera le 19 juin prochain. Après cette date, les juges devraient étudier le dossier, puis organiser une audience avant de rendre leur jugement… Jugement attendu (ou pas) après 5 années de combats contre ce projet !

Quel que soit l’issue de ces jugements, nous pouvons légitimement être dubitatifs quant à la prétendue volonté de Direct Energie à maintenir ce projet, alors qu’on vient de mettre sous cocon une unité 2 fois moins puissante à Toul pour des raisons d’absence de rentabilité… C’est aussi le cas partout en Europe pour près d’une centrale sur cinq.

Est-ce que l’ADPSE n’aurait finalement pas rendu service à Direct Energie ? Sans son action, l’industriel aurait peut être investi à l’époque 770 millions d’Euros dans une voie sans issue. Et les riverains auraient en plus d’un Europôle « no man’s land », une centrale terminée ou non, à l’abandon. Alors soyons positifs, avec seulement le « no man’s land », la CASC peut au moins revendre cette surface pour d’autres entreprises…

Lire les articles du RL :

2014_06_05_RL_Les_detracteurs_d_hambregie_veillent

2014_06_05_RL_Rester_sur_le_qui_vive_en_attendant_la_justice

Une remarque et correction sur ce passage de l’article :

A l’issue de plusieurs recours en justice, le dossier est arrêté en 2012 par le tribunal administratif
de Strasbourg. Ce dernier ne retient pas les arguments écologiques présentés par les opposants à
la centrale. Mais sur la forme, il estime que le plan local d’urbanisme de la commune de Hambach
devait être révisé, et non modifié, pour supporter une telle installation.

Primo : Un tribunal administratif (ou autre) juge sur le droit, sur le respects de la législation et n’a pas à formuler des avis sur l’écologie ! Nos mémoires n’étaient en rien constitués de pamphlets poético-écologiques, mais d’arguments probants concernant les nombreux points de droit de l’environnement ou de l’urbanisme ayant été enfreint. Les juges n’ont pas à « éplucher » ou à se prononcer sur tout le dossier, mais rendent leur jugement avec la précision en préambule « sur les conclusions à fin d’annulation et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête » . Ce qui signifie, que cela n’exclu en rien que d’autres moyens auraient également pu être retenus !

Secundo : Cet argument est une reprise des pathétiques remarques des dirigeants de la CASC suite au jugement (ils se raccrochaient à ce qu’ils pouvaient sans doute !). Au plan juridique, l’illégalité du PLU de Hambach était d’ailleurs bien un problème de fond et non de forme !

On peut aussi considérer que l’absence de financement est pour le moins un gros de problème de base ( ou de fond ?).

2014_06_05_RL_Une_vigie_qui_scrute_l’horizon

2014_06_05_RL_L_’_argent_nerf_de_la_guerre

2014_06_05_RL_Si_vous_avez_un_copain…