Octobre 2011 – L’utilité d’Hambregie n’est pas démontrée

C’est ce qu’a indiqué le directeur de la DREAL de Bretagne dans un récent interview au Télégramme de Brest.

Lire l’article ci-dessous.

A noter également dans l’article que là-bas, on projette une centrale économe en eau…

Bretagne

Centrale au gaz. Le préfet de Région s’engage

 


22 octobre 2011 à 07h23 10 réactions

 

Hier, quelques heures avant la réunion des opposants à la centrale au gaz organisée par Gaspare à Guipavas (29), Michel Cadot, préfet de Région, nous a dit être conscient du manque d’informations et promet des actions en direction des élus et de la population.

«Ce projet, qui est dans sa phase d’appel d’offres, ne nous permet pas de communiquer librement. Au risque de léser tel ou tel postulant. C’est pourquoi, pour l’instant, nous sommes restés très discrets».
Pour Michel Cadot, la nécessité de voir cet équipement demain en production ne fait aucun doute. «La croissance de la demande en électricité a augmenté de 20 % en six ans. Le dynamisme démographique et économique est tel, en Bretagne, que nous ne pourrons plus répondre à la demande. D’autant que notre position péninsulaire nous met dans une position fragile en termes d’approvisionnement. Nous ne dépendons que d’une ligne qui se trouve fragilisée dans les périodes de forte consommation».
Le collectif Gaspare brandit souvent comme argument une étude de GRT Gaz filiale de GDF-Suez qui prévoit, en 2020, des problèmes d’approvisionnement en gaz sur 52 jours dans l’année.

Un renforcement du réseau prévu
«Ces données ne sont plus d’actualité, répond DamienDambre, de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) qui participait aussi au point presse. Car il est prévu, pour y faire face, un renforcement du réseau à partir du terminal gazier de Montoir».
Et le stockage de gaz qui entraînerait un classement Seveso du site ? «Les apports seront modérés et réguliers dans le temps. Il n’y aura donc pas besoin de stocker».
Concernant les rejets, le préfet annonce qu’ils seront de 3 % supérieurs à ce que produisent actuellement les deux centrales d’appoint au fioul de Brennilis et de Dirinon. Effectivement, le gaz est bien moins polluant que le fioul ou le charbon. Reste un point important à déterminer : le nombre de jours de fonctionnement prévus. Si la centrale tourne plein pot, elle sera bien plus polluante que sur le papier. Dirinon et Brennilis n’entrant en action que quelques jours par an.
Les opposants à la centrale évoquent aussi souvent l’avis négatif, émis par le rapporteur d’une enquête publique, menée en Moselle sur un même équipement. «Le contexte n’était pas le même. La nécessité de bâtir une centrale, dans une région qui ne manque pas structurellement d’électricité, n’a pas été démontrée», poursuit Damien Dambre.

Quels besoins en eau ?
On en sait aussi davantage sur les besoins en eau d’une centrale de ce type. Pas besoin d’un vaste réservoir à proximité. Car ce type de centrale fonctionne en cycle fermé. Un simple détournement du réseau public suffit pour fournir les 230 m³ nécessaires quotidiennement à son fonctionnement. «Soit bien moins que ce que consomment certains sites industriels de la région», précise le préfet.
Michel Cadot promet de rester très vigilant sur l’impact environnemental. «D’ailleurs, il sera de mon devoir de viser la note environnementale qui pèsera beaucoup dans ce dossier. J’ai conscience des nombreuses interrogations soulevées par ce projets. Des craintes des habitants et des élus notamment. À partir de février, quand l’opérateur et le site seront choisis, nous pourrons nous exprimer plus facilement. Et informer davantage la population. Je sais qu’il est nécessaire de clarifier certaines choses. Je promets une totale transparence sur les critères et les modalités d’analyse».

  • Didier Déniel