Octobre 2012 : Direct Energie et les élus : opération séduction

Direct Energie déploie toute son « énergie » à convaincre des élus et autres décideurs publics des bienfaits des centrales à gaz. La semaine dernière a ainsi eu lieu un petit « voyage d’étude » qui a conduit des élus de Bretagne (conseillers régionaux, généraux, municipaux, maires, préfet, etc) ainsi que des élus nationaux (députés, sénateurs) et des membres de cabinets du ministère de l’écologie, du premier ministre, de la Commission de Régulation de l’Energie, DGEC (Direction Générale Energie et Climat), et toutes sortes d’organismes d’Etat, à une visite de la centrale à gaz de Toul (fraîchement sortie de terre et non encore opérationnelle) afin d’en vanter les mérites, on l’imagine. L’objectif était de convaincre ces décideurs du bienfondé du projet de centrale à gaz que Direct Energie mène avec Siemens à Landivisiau en Bretagne.

Quelques élus mosellans y ont pris part, à savoir : le député Lett, et 2 élus de Hambach.

 

Le lendemain, la délégation (sans les Mosellans, déjà convaincus sans doute, ou moins courtisés peut être) a poursuivi son périple vers Berlin où une réunion d’information sur la transition énergétique en Allemagne a été organisée à l’ambassade de France. Rien de moins ! Les centrales au gaz y tiennent une place de choix, dans un contexte de consommation différente par rapport à la France et d’engagement d’une politique de sortie du nucléaire.

Si en Allemagne, les centrales au gaz remplacent des centrales au charbon, ce n’est aucunement le cas des nombreux projets français. Ici on peut considérer qu’ils constitueraint plutôt une « béquille » à la production nucléaire qui ne parvient pas à alimenter suffisamment le réseau pendant quelques créneaux, dit de consommation de pointe. Ces pointes sont essentiellement provoquées par l’usage important et franco-français du chauffage électrique.

Afin de rappeler les particularités du marché français de l’électricité et surtout l’opportunité de l’usage des CCG dans le contexte énergétique français très différent du contexte allemand, l’ADPSE avec un collectif d’autres associations luttant contre des projets de centrales au gaz, a fait parvenir ce courrier à la délégation.

2012_10_02_CP Collectif_anti_centrales_gaz_voyage_etude_DE_Toul_Berlin

Voir notre message en vidéo : http://youtu.be/cEhjnkR9v48

Une représentante d’élus bretons opposés au projet de Landivisiau (Anne-Marie Boudou-groupe EELV- à gauche sur l’image) a souhaité en marge de ce voyage rencontrer des opposants aux projets lorrains de Toul et Hambach. Une réunion a été organisée avec Christine Kant (conseillère régionale lorraine – groupe EELV), Denis Weber (Amis de la Terre 54) opposé au projet de Toul et Isabelle Hoellinger, porte parole de l’ADPSE.

Lire le communiqué de presse :2012_10_15_CP_Elus_EELV_Centrale_gaz_voyage_a_Tou_ et_Berlin

Lire aussi ce compte-rendu intéressant rédigé par une autre élue bretonne (Mona Braz – groupe UDB) qui n’a finalement pas été convaincue, ainsi que le communiqué de presse de l’UDB suite à ce voyage :

2012_10_12_CR_UDB_voyage_d_etude_Toul_Berlin_centrale_electrique_gaz

2012_10_12_CP_UDB_CRB_voyage_d_etude_a_Toul_et_Berlin

 

Enfin, voici le communiqué officiel de la région Bretagne. Vous pourrez y lire (sans doute avec étonnement) que la région Bretagne se dit opposée au nucléaire afin de se considérer dans la même situation que l’Allemagne. Tout un programme ! 2012_10_22_CP_officiel_region_Bretagne_voyage_Toul_Berlin